Textes inspirants

 

Rire souvent et de bon cœur

Gagner le respect des gens intelligents

Et l’affection des enfants

Mériter l’appréciation de critiques sincères

Et supporter la trahison d’amis déloyaux

Apprécier la beauté

Découvrir le meilleur chez les autres.

Améliorer un tantinet le monde

Que ce soit par un enfant en bonne santé,

Un coin à jardiner,

Ou une situation sociale rétablie,

Savoir qu’une vie, une seule a pu retrouver un second souffle

Grâce à vous.

Voilà ce que réussir veut dire.

Swami Satyananda

Quand nous aurons dépassé les savoirs,

Alors nous aurons la connaissance.

La raison fut une aide. La raison est l’entrave.

Transforme la raison en une intuition ordonnée.

Que tout en toi soit lumière

Tel est ton but.

Quand nous aurons dépassé les velléités,

Alors nous aurons le pouvoir.

L’effort fut une aide. L’effort est l’entrave.

Transforme ton effort en un flot régulier de force d’âme.

Que tout en toi soit force consciente

Tel est ton but.

Quand nous aurons dépassé les jouissances,

Alors nous aurons la béatitude.

Le désir fut une aide. Le désir est l’entrave.

Transforme la jouissance en une extase continue et sans objet.

Que tout en toi soit félicité

Tel est ton but.

Quand nous aurons dépassé l’individualisme,

Alors nous serons des personnes réelles.

L’ego fut une aide. L’ego est l’entrave.

Transforme l’individu divisé en la personnalité universelle.

Tel est ton but.

Sri aurobindo

 

 

Dans un monastère perdu au milieu des montagnes du Japon, un disciple assoiffé d'absolu vient trouver un maître zen.

 

-Maître très éclairé, apprenez-moi la Délivrance !

 

-La Délivrance ? Mon fils, qui donc vous a enchainé ?

 

Surpris, le candidat à l'initiation est bien obligé de reconnaître, après quelques minutes de profonde réflexion, qu'à sa connaissance, personne ne l'a enchaîné. Et le maître de lui dire:

"Puisque personne ne vous a enchaîné, de quelles chaînes, et de qui voudriez-vous être délivré ? Marchez à votre guise, et prenez garde de ne pas vous forger des chaînes imaginaires, ce sont les plus solides ! "

 

Le traditionnel "Gardien du seuil" appartient à ce domaine de l'Imaginaire, fort réel pour qui veut y croire. Les maîtres et grands initiateurs en tous genres pullulant plus que jamais dans notre époque déboussolée, aiment se référer à ce Seuil qu'il faudrait franchir, pour être un "initié". Ah ! Comme ce serait facile s'il suffisait d'une formule murmurée à l'oreille, dans le secret d'une cérémonie initiatique, pour renverser le Gardien du seuil, en participant désormais à part entière à cette fabuleuse aventure qu'est la Vie universelle, où vie et mort ne sont que les deux inséparables faces d'une même pièce.

 

On pourrait écrire, et l'on a écrit, des bibliothèques entières sur ce sujet inépuisable, fascinant et toujours terriblement actuel qu'est le Gardien du seuil, depuis les Chérubins gardant avec leur épée de feu le Jardin du paradis, aux dragons des contes de fées et de l'alchimie. Le Dragon est le Gardien du trésor. Celui-ci se trouve enfoui au fond d'une caverne laquelle symbolise des forces à la fois telluriques et psychiques qu'il faut connaître et vaincre. Le trésor caché représente la Vie intérieure, les monstres ou dragons qui gardent ce trésor ne sont en définitive que les images de nos désirs et de nos passions qui nous empêchent d'y accéder...

 

Le Dragon demeure latent en chaque être, comme endormi et toujours prêt à se réveiller si l'on manque de vigilance. Auquel cas le Dragon renaît et ses forces détruisent et dévorent celui qui les affronte sans être suffisamment préparé, car c'est là son rôle de Gardien des secrets du divin.

Une ancienne légende hindoue raconte qu’il y a très longtemps, les hommes étaient des dieux. Mais, ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le dieu créateur de l’univers, décida de leur enlever leur pouvoir divin en cachant leur véritable nature divine en un endroit où il leur serait impossible de le retrouver…

Brahma convoqua alors les dieux mineurs à un conseil pour résoudre le problème. Les dieux mineurs dirent : “Enterrons la divinité de l’homme profondément dans la terre”.

Mais Brahma répondit : “Non, cela ne suffit pas, car un jour l’homme creusera et la trouvera”.

Alors les dieux mineurs dirent encore : “Dans ce cas, jetons la divinité de l’homme au plus profond de l’océan”.

Mais Brahma dit à nouveau : “Non, car un jour, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu’il la retrouvera”.

Alors les dieux mineurs conclurent : “Nous ne savons pas où cacher la véritable nature de l’homme, car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour”.

Alors Brahma dit : “Voici de ce que nous ferons de la véritable nature de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à aller chercher”.

Depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de ce qui se trouve en lui…

 

Deux moines, l’un jeune, l’autre vieux, robes safran, crânes rasés, sandales aux pieds nus, rentrent en leur couvent un beau soir d’été.

« Notre journée a été longue et fatigante, frère Ushi, dit le plus jeune, mais nous avons bien honoré Bouddha, et récolté en mendiant notre content de riz et de pièces de cuivre. Le maître nous félicitera certainement ! »

« Oui…, fait distraitement le moine plus âgé, et il ajoute avec bonté : ne soyez pas inquiet, frère Toshibu, le maître apprécie votre zèle. »

Les saints hommes poursuivent leur voyage en silence. Soudain, au détour du chemin, une rivière barre la route. Sur le bas-côté, une jeune femme séduisante aux vêtements coûteux est assise sur une grosse pierre, et semble attendre du secours. Ni barque, ni passeur.

Le moins plus âgé, avec simplicité, prend la femme dans ses bras et lui fait traverser la rivière sans qu’elle se mouille le bout des souliers. La délicieuse créature le remercie d’un sourire et s’en va. Les deux moines continuent leur chemin. Long silence. Brusquement, n’y tenant plus, le jeune moine s’écrie : « Frère Ushi ! Ne savez-vous pas que la règle nous interdit strictement tout contact et tout commerce avec les femmes ! ».

Le vieux moine poursuivit son chemin sans répondre.

« Frère Ushi ! dit le jeune moine, qui s’échauffe, comment avez-vous pu porter dans vos bras une femme belle et parfumée, et lui faire traverser la rivière ? »

« Frère Toshibu, dit le vieux moine. Serait-ce que vous sentez encore le poids de cette femme ? Il y a pourtant longtemps que nous l’avons laissée derrière nous ! »

Il était une fois, il y a bien longtemps, dans une province du lointain royaume de Chine, un peintre qui savait dessiner d’un seul trait de pinceau, nénuphars, oiseaux, forêts, rochers, vagues et nuages. Son génie était si grand que sa renommée s’étendit bien vite au-delà de son village, dépassant les frontières de sa province, pour parvenir un jour enfin aux oreilles de l’empereur. Celui-ci le fit mander en son palais.

-On dit que tu es le meilleur peintre de mon empire et je veux m ‘en assurer. Je t’ordonne donc de me peindre un cygne, que jamais des yeux n’aient vu plus beau cygne en ce monde ; et je ferai de toi l’homme le plus riche du pays. Combien de temps te faudra-t-il ? -Dix ans mon seigneur

-Dix ans pour un cygne ?

-Dix ans … pour un beau cygne, mon seigneur

-Bien, dit l’empereur impassible, j’accepte et je viendrai moi-même le chercher dans dix ans, jour pour jour.

Les années passèrent. A la date prévue, l’empereur se présenta, entouré de notables, dans la modeste maison du peintre.

-Je viens chercher mon cygne. Où est-il ?

-Je vous attendais mon seigneur, répondit l’artiste.

Et il alla chercher une grande feuille de papier de riz, toute blanche. Il trempa son pinceau dans l’encre spécialement préparée, et devant l’assistance ébahie, il dessina d’un seul trait l’oiseau promis au Maître des Maîtres dix années auparavant.

-C’est le plus beau cygne que j’ai vu de ma vie, dit l’empereur ravi par tant de finesse et de splendeur, je te félicite et te remercie. Ta femme et tes enfants pourront vivre riches jusqu’à la fin de leurs jours. Je leur offre devant témoins, un palais, un lac, des bois et des champs. Mais toi, grand artiste, tu n’en jouiras point car je te ferai couper la tête pour t’être moqué de moi. Le peintre se laissa enchaîner sans mot dire, devant sa famille en larmes. L’empereur et sa suite s’apprêtaient à repartir quand l’un de ses fils, prince de sang, lui cria d’une autre pièce où son insatiable curiosité l’avait attiré :

-Père, père, venez voir! 

L’empereur traversa la salle à manger et rejoignit son fils dans l’atelier de l’artiste. Par terre, sur les tables, accrochées aux murs, partout, des monceaux, des liasses de feuilles de papier de riz, avec des milliers, des millions de cygnes dessinés. Le peintre consciencieux s’était exercé pendant dix années, jour et nuit, pour être capable de créer devant les yeux de son empereur une œuvre digne de lui…

Une grande montagne couvre de son ombre un petit village. Privés de soleil, les enfants sont rachitiques. Un beau jour, les habitants voient le plus ancien d’entre eux de diriger vers les abords du village, une cuillère en céramique dans les mains.

- Où vas-tu ? lui demandent-ils.

- Je vais à la montagne.

- Pour quoi faire ?

- Pour la déplacer.

- Avec quoi ?

- Avec cette cuillère.

- Tu es fou ! Tu ne pourras jamais !

- Je ne suis pas fou : je sais que je ne pourrai jamais, mais il faut bien que quelqu’un commence.

 

Au pied des Himalayas, un village abritait un sage connu aux alentours.

On lui attribuait le fait de ne jamais se tromper aux questions qui lui étaient posées.

 

Deux jeunes gens se mirent en quête de le piéger par le stratagème suivant.

L’un d’eux dit à l’autre :

"Voilà ce que nous allons faire ! Nous allons prendre un petit oiseau et le mettre au creux de notre main sans que rien ne dépasse.

Nous irons voir l’ermite et lui demanderons si l’oiseau que l’on tient dans notre main est vivant ou bien mort. Si notre sage répond qu’il est vivant, nous serrerons fort le poing et tuerons l’oiseau. Ainsi, lorsqu’on ouvrira la paume, le sage aura perdu. Et s’il répond que l’oiseau est mort, nous relâcherons notre prise et l’oiseau s’envolera. Il sera toujours perdant. Qu’en penses-tu ? "

 

" Ma foi, dit l’autre compère, voilà un bon piège, allons-y !"

 

Ils se présentent ainsi devant le maître avec arrogance.

"Et bien, Sage, dit l’initiateur de la farce, nous avons une question à te poser. Acceptes-tu d’y répondre ? "

Le sage acquiesce avec sourire.

"Dans ma main il y a un oiseau, dit le jeune homme. A ton avis, est-il mort ou est-il vivant ?"

Le sage sourit toujours avec complaisance et répond :

"Cela dépend de vous, jeunes gens !

Si vous voulez qu’il soit mort, serrez votre poing. Si vous voulez qu’il soit vivant, lâchez-le. C’est vous même qui avez la réponse, la réponse est dans votre main... La réponse à toutes les questions que vous posez est en vous ! "

 

Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d’une perche qu’elle transportait, appuyée derrière son cou.

Un des pots était fêlé, alors que l’autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d’eau. À la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé lui n’était plus qu’à moitié rempli d’eau. Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes, alors que la vieille dame ne rapportait chez elle qu’un pot et demi d’eau.

Bien sûr, le pot intact était très fier de ses accomplissements. Mais le pauvre pot fêlé lui avait honte de ses propres imperfections, et se sentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé. Après deux années de ce qu’il percevait comme un échec, il s’adressa un jour à la vieille dame, alors qu’ils étaient près du ruisseau

« J’ai honte de moi-même, parce que la fêlure sur mon côté laisse l’eau s’échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison. »

La vieille dame sourit :

« As-tu remarqué qu’il y a des fleurs sur ton côté du chemin, et qu’il n’y en a pas de l’autre côté ? J’ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j’ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais. Pendant deux ans, j’ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table. Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n’aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la nature et la maison. »

Chacun de nous, avons nos propres manques, nos propres fêlures. Mais ce sont chacune de ces fêlures et chacun de ces manques qui rendent nos vies si intéressantes et enrichissantes…

 

Dans un lointain pays vivait un vieil homme très sage. Il venait chaque jour s’asseoir sur un vieux banc de pierre, à l’entrée de la ville. Il aimait regarder passer les gens : les marchands qui partaient pour de lointains voyages, les paysans qui venaient vendre leurs produits au marché, les voyageurs qui arrivaient de loin. Il veillait aussi sur ses petits-enfants qui jouaient au pied des murailles.

 

Ce jour-là, il vit arriver de un voyageur, avec un baluchon, qui l’aborda :

 

-Dis-moi, vieil homme, toi qui as toujours vécu ici, comment sont les gens qui vivent dans cette cité ?

 

-D’où viens-tu ? interrogea le vieillard.

 

-De la ville qui est derrière la montagne.

 

-Et comment étaient les gens, là-bas ?

 

-Ils n’étaient pas très intéressants. Je les ai trouvés froids, mesquins et renfermés.

 

-Ici, les gens te sembleront aussi froids, mesquins et renfermés », dit notre vieux sage.

 

Et le voyageur, poursuivant son voyage, disparut dans les ruelles de la ville.Un peu plus tard, un autre voyageur engagea la même conversation avec le vieil homme et finit par lui poser la même question. Lorsque le vieillard lui eut demandé comment ils trouvaient les gens de sa ville d’origine, il répondit avec un large sourire : « Ils étaient généreux, aimables et chaleureux.

 

-Alors, ici, tu trouveras aussi les gens généreux, aimables et chaleureux. »

 

Et le voyageur disparut dans les ruelles de la ville. A ce moment, un des enfants qui jouaient à proximité s’approcha de son grand-père et, le tirant par la manche, lui dit :

 

« Tu dis des mensonges, grand-père, ce n’est pas bien. Tu m’as appris à ne pas mentir et tu viens de dire à ce voyageur le contraire de ce que tu as dit à l’autre.

 

-Réfléchis bien, répondit le grand –père. Moi, lors de ces échanges, je n’ai rien dit. Ce sont eux qui ont affirmé que les choses se passaient ainsi. Je n’ai fait que leur servir de miroir et refléter leur propre façon de vivre et de voir ce qui les entourait. Si tu veux, nous pouvons partir à la recherche de nos deux voyageurs et leur demander leurs premières impressions sur les habitants de cette ville. Mais ce n’est pas nécessaire, car je sais déjà ce que chacun d’eux va nous raconter. Et tu peux le deviner toi aussi. »

Comme un arc-en-ciel

 

 

Le bonheur ne se trouve pas avec beaucoup d’effort et de volonté,

Mais réside là, tout près,

Ne t’inquiète pas, il n’y a rien à faire.

Tout ce qui élève dans l’esprit

N’a aucune importance

Parce que n’a aucune réalité.

Ne t’y attache pas. Ne te juge pas.

Laisse le jeu se faire tout seul,

S’élever et retomber, sans rien changer,

Et tout s’évanouit, et recommence à nouveau, sans cesse.

Seule cette recherche du bonheur nous empêche

De le voir.

C’est comme l’arc-en-ciel

Que l’on poursuit sans jamais le rattraper.

Parce qu’il n’existe pas, et a toujours été là,

Et t’accompagne à chaque instant.

Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes

Ou mauvaises,

Elles sont comme des arcs-en-ciel.

A vouloir saisir l’insaisissable, on s’épuise en vain.

Dès lors qu’on relâche cette saisie,

L’espace est là, ouvert, hospitalier et confortable.

Alors profites-en. Tout est à toi, déjà. Ne cherche plus.

Ne va pas chercher dans la jungle inextricable

L’éléphant qui est tranquillement à la maison.

Rien à faire.

Rien à forcer.

Rien à vouloir.

Et tout se fait tout seul.

 

Lama Guendun Rinpoché,

 

(De la tradition Gampopa du bouddhisme tibétain)

Conseils du Dalaï Lama pour mener votre vie

 

1. Tenez compte du fait que le grand amour et les grandes réussites impliquent de grands risques.

2. Lorsque vous perdez, ne perdez pas la leçon.

3. Suivez les trois R : Respect de soi-même, Respect des autres, Responsabilité de tous vos actes.

4. Souvenez vous que de ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance.

5. Apprenez les règles pour savoir comment les transgresser correctement.

6. Ne laissez pas une petite dispute meurtrir une grande amitié.

7. Lorsque vous réalisez que vous avez commis une erreur, prenez immédiatement des mesures pour la corriger.

8. Passez un peu de temps seul chaque jour.

9. Ouvrez vos bras au changement, mais ne laissez pas s'envoler vos valeurs.

10. Rappelez-vous que le silence est parfois la meilleure des réponses.

11. Vivez votre vie d'une façon bonne et honorable. Ainsi, lorsque vous vieillirez et que vous regarderez en arrière, vous en profiterez une deuxième fois.

12. Un foyer aimant est la fondation de votre vie.

13. Dans les désaccords que vous avez avec ceux que vous aimez, ne vous occupez que de la situation actuelle. Ne réveillez pas le passé.

14. Partagez votre savoir. C'est une manière d'atteindre l'immortalité.

15. Soyez tendre avec la terre.

16. Une fois par an, allez quelque part où vous n'êtes jamais allé auparavant.

17. Souvenez-vous que la meilleure des relations est celle dans laquelle l'amour que chacun porte à l'autre dépasse le besoin que vous avez de l'autre.

18. Jugez vos succès d'après ce que vous avez dû sacrifier pour les obtenir.

19. Approchez l'amour et la cuisine avec un abandon insouciant.

 

Petits poèmes pour la vie quotidienne

Les Gathas de Thich Nhat Hanh sont de petits poèmes dont le but est de nous ramener à la Pleine Conscience de l'instant présent, donner un sens et embellir notre vie quotidienne.

 

En m’éveillant:

M’éveillant, je souris,

mes 24 heures sont toutes nouvelles,

je fais le vœu de les vivre pleinement

et de poser sur le monde, les êtres et sur moi-même

les yeux de l’amour.

 

Prenant une douche:

Ni naissance ni mort,

ni avant ,ni après.

Je reçois et transmets

ces merveilleux enseignements.

 

En ouvrant le robinet:

 L’eau descend des hauteurs de la montagne

L’eau monte des profondeurs de la terre

L’eau coule miraculeusement jusqu’à nous.

Ma gratitude envers elle est débordante.

 

Me lavant les mains:

L’eau coule sur mes mains,

je l’utiliserai avec respect

et reconnaissance

pour préserver notre précieuse planète.

 

Se regardant dans le miroir:

La pleine conscience est un miroir

qui reflète les quatre éléments.

La vraie beauté vient d’un cœur aimant,

La vraie beauté vient d’un esprit ouvert ;

 

En me rasant:

Mon visage et mon cœur sont rajeunis.

Une source de paix et de bonheur

jaillit de mon corps tout entier ;

 

En m’habillant:

(version 1)

Ayant des vêtements à porter pendant les quatre saisons

Je ressens beaucoup de gratitude

Envers les tisserands et les couturiers.

Puissent tous les hommes avoir de quoi se vêtir.

 

(Version 2)

En m'habillant dans la dimension ultime

J'embellis mon corps et mon environnement.

Ensemble avec la rivière et la montagne,

Nous bâtissons la Terre Pure à notre portée.

 

Regardant mon assiette avant de manger:

Tous les êtres luttent pour survivre sur cette planète

Que chacun d’entre eux ait suffisamment à manger ;

 

Commençant à manger:

1ère bouchée : J’essaierai de semer la joie autour de moi

2ème : Je m’efforcerai de soulager la souffrance

3ème : Je me réjouirai du bonheur des autres

4ème : Je pardonnerai les torts qu’on me cause

 

En allumant une bougie:

En allumant cette bougie,

j’offre la lumière à une infinité de Bouddhas.

Une belle pensée suffit à illuminer

Le monde entier

  

En prenant le thé:

Cette tasse de thé entre mes mains

est remplie de ma pleine conscience.

Mon corps et mon esprit s’établissent

Dans l’ici et le maintenant.

 

Laver la vaisselle:

Laver la vaisselle, c’est comme donner un bain à un bébé Bouddha ;

Le profane est le sacré.

L’esprit de tous les jours est l’esprit du Bouddha ;

 

En m’asseyant:

Assis ici sous l’arbre de la Bodhi,

Mon corps est stable,

Ma pleine conscience inébranlable.

 

En m’asseyant pour méditer:

Assis calmement,

je sais que la Terre Pure du Bouddha est là

ici et maintenant.

Je laisse Bouddha respirer en moi.

 

En prenant la posture assise:

Dans la posture du lotus

S’épanouit la fleur de l’humanité.

La fleur d’Udumbara d’autre fois

répand encore son parfum.

 

Calmant ma respiration:

J’inspire je me calme,

J’expire je souris

Je m’établis dans le moment présent

unique et merveilleux ;

 

En balayant:

Comme je balaie avec soin

Le sol de l’Eveil,

Un arbre de compréhension

Surgit de terre.

 

Dans les escaliers:

Montant ou descendant les escaliers,

Mes pas sont doux et légers.

Quand j’entends mes talons claquer,

Je sais que je ne suis pas encore arrivé.

 

En jardinant:

La Terre me donne la vie,

me nourrit,

puis me reprend avec elle.

La naissance et la mort sont présents dans chaque respiration.

Elles sont aussi incalculables que les grains de sable ;

 

En coupant une fleur:

Puis-je te cueillir petite fleur

don du ciel et de la terre ?

Merci chère bodhisattva

de rendre la vie si belle.

 

En allumant la lumière:

L’oubli est ténèbres

La pleine conscience est lumière

La pleine conscience me rend vivant

La pleine conscience éclaire le monde

 

En ouvrant la fenêtre:

Par la fenêtre je contemple

le corps du Dharma.

Que la vie est merveilleuse !

Attentif à chaque instant,

ma conscience est claire

comme un fleuve tranquille

 

En marchant:

Quand je marche sur ce Chemin,

Mon cœur est en paix.

Mes pieds embrassent la Terre

Et mes yeux embrassent le Ciel

 

En me promenant:

L’ esprit se perd en mille et unes pensées, mais je marche en paix sur ce beau chemin ;

A chaque pas souffle un vent léger,

A chaque pas une fleur éclot

 

A chaque instant du jour:

Penser à rien

Juste être bien

Avec moi-même

Dans ce corps que j’aime

 

Avant de dormir:

En me reposant dans mon lit,

je souhaite que tous les êtres vivants

soient en sécurité dans leur corps

et en paix dans leur esprit .